L'éditeur
de partition
Finale : un logiciel
dédié à la partition
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Dans
le séquenceur on part de notes enregistrées à partir
d'un instrument MIDI. Ces notes sont stockées en fonction de leur
position dans le temps, début de la note (note on) et fin de la
note (note off) pour traduire la durée.
Un séquenceur
permet de retravailler ces données en les quantifiant, de modifier
la dynamique etc. Dans la plupart des cas le séquenceur est accompagné
d'une partie éditeur de partition.
La partition
sera une traduction graphique de la ou des pistes enregistrées.
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Pour
quelqu'un qui a l'habitude de ce type de logiciel, Finale surprend au
premier abord. En effet dans Finale les choses se passent un peu à
l'envers.
Les notes sont stockées
en référence à leur position dans la mesure (et non
pas par rapport au début du morceau) et à leur durée.
Une mesure à 4/4 peut alors aussi bien contenir 1 noire (levée)
ou plus de 4 noires (cadence). Dans une partition d'orchestre on peut
sans difficulté aucune superposer une mesure binaire et une mesure
ternaire (par exemple 4/4 et 12/8).
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Le
logiciel comprend bien sûr aussi une partie séquenceur.
En ce qui concerne
la lecture, la partition est jouée avec toutes les nuances voulues,
trilles, ralentis, reprises etc.
Pour l'enregistrement
on peut par exemple jouer en direct une partie de piano et récupérer
le résultat sur deux portées (avec même la possibilité
d'un split variable).
Cela dit, en
général dans un séquenceur le résultat de
l'enregistrement est conforme à la façon de jouer c'est-à-dire
sans corrections de durée ou de position (à moins que l'on
ait actionné la quantification automatique). Dans Finale, le jeu
est interprété immédiatement en fonction des réglages
de quantification, donc corrigé. Gare aux mélanges croches,
triolets de croches ; la correction sur la partition risque d'être
longue !
Bref l'enregistrement
en direct d'une partition n'est pas le point fort de Finale.
Et les fichiers
de mon séquenceur favori ?
Finale
sait importer les fichiers MIDI, mais là encore, attention
aux réglages de départ et il vaut mieux que le fichier d'origine
soit parfaitement quantifié.
La plupart
des utilisateurs de Finale vont donc préférer rentrer les
notes au pas à pas.
Par exemple
d'une main on joue la note sur le clavier MIDI et de l'autre on indique
la durée sur le clavier numérique. Avec la touche appropriée
on peut transformer la note en appoggiature, mettre une liaison de durée,
commencer un groupe de triolet etc.
Et si je
n'ai pas de clavier MIDI ?
Aucun problème, utilisez le clavier alphanumérique ou les
flèches ou encore la souris. On peut ainsi avec un peu d'entraînement
arriver à saisir plusieurs pages en une heure, annotations comprises.
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A propos d'annotations, c'est là que cela devient intéressant.
Finale propose une profusion d'outils performants et programmables. On
peut ainsi désigner des touches pour par exemple insérer
tel accent ou telle nuance et surtout on peut, à côté
des signes fournis avec les polices, créer ses propres signes soit
en les dessinant avec le petit logiciel intégré soit en
les important d'un logiciel graphique.
Vous avez besoin
d'une clé de fa 2ième ligne, d'une armature avec
2b et 3#, Finale vous permet de le faire et en prime le jouera correctement.
À cela
s'ajoute un outil texte avec une bonne partie des possibilités
qu'offre un traitement de texte notamment en ce qui concerne le formatage.
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Mais
passons maintenant au point fort de Finale. Il s'agit de la mise en page.
Avec un logiciel comme Cubase score on peut bien sûr imprimer des
partitions relativement impeccables mais ce résultat n'est pas
obtenu facilement. La partie séquenceur par contre est très
développée. D'autres logiciels ne proposent qu'une mise
en page automatique très rudimentaire (sans aucune possibilité
d'intervenir sur la tourne par exemple).
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Finale
propose des outils très puissants comme le " note spacing "
(espacement de notes) l' " update layout " (mise en forme
de la partition). On obtient ainsi en quelques rapides manipulations un
résultat déjà très satisfaisant. Ces deux
fonctions comme beaucoup d'autres sont d'ailleurs largement paramétrables.
Pour les réglages fins on dispose d'outils efficaces permettant
d'intervenir sur tous les aspects de la partition. Des paramétrages
globaux permettent encore de fignoler (Cela va de l'épaisseur des
lignes à l'aspect des accolades en passant par l'écartement
des tirets dans les syllabes).
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L'édition
de parties séparées est aussi grandement facilitée.
Elle peut être obtenue de façon automatique, de sorte qu'il
ne reste après que peu d'interventions à faire au niveau
de chaque partie extraite.
La profusion
d'outils et de réglages a évidemment un revers : la
prise en main du logiciel n'est du coup pas aussi immédiate. Comptez
plusieurs semaines de pratique avant de devenir un pro de la partition.
Ce temps est évidemment raccourci si l'on a déjà
l'expérience d'un autre logiciel de musique.
En conclusion
un éditeur de partition puissant mais une partie séquenceur
un peu rustique et un apprentissage assez long.
Et
le logiciel miracle qui saurait tout faire parfaitement ?
Certains logiciels
auront une partie séquenceur plus développée, d'autres
seront plus axés sur l'édition de partition. Quant aux éditeurs
de logiciels qui disent savoir bien faire les deux, soit leurs logiciels
sont d'un coût inabordable et nécessitent des machines très
performantes, (dans ce cas il vaut mieux acheter 2 logiciels spécialisés)
soit le compromis se fait au détriment des performances des différentes
parties. Le séquenceur est un outil précieux pour le musicien.
Si vous ne faites qu'occasionnellement une partition et que le travail
sur le son vous intéresse avant tout, choisissez un logiciel qui
donne priorité au séquenceur. Mais pour celui qui est souvent
amené à écrire de la musique, l'éditeur de
partition reste inégalable.
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