Diminution ou arrêt de l'appétit ou refus de se nourrir.
Il existe différentes formes d'anorexie, la plus courante étant l'anorexie mentale.
C'est un trouble du comportement alimentaire, un refus volontaire de se nourrir, au risque de menacer sa santé, voire sa vie. Il semble auusi qu'en jeûnant obstinément, la patiente s'efforce de contrôler les modifications physiques et psychologiques liées à la féminité et à la vie sexuelle (puberté, règles, lien amoureux, grossesse).
D'autres chercheurs expliquent l'anorexie mentale par une phobie de l'embonpoint (surcharge de graisse, état d'une personne un peu grasse, bien en chair) ou par un trouble de l'hypothalamus (région du diencéphale située à la base du cerveau et où se trouvent de nombreux centres régulateurs de grandes fonctions : faim, soif, activité sexuelle, sommeil-éveil, thermorégulation).
L'anorexie touche particulièrement les adolescentes entre 15 et 20 ans, cette maladie grave, dont les causes sont mal identifiées, est difficile à traiter et peut aboutir, dans les cas les plus sérieux, à la mort par sosu-alimentation.
PROBLÉMATIQUE : Pourquoi cette maladie touche-t-elle spécialement les filles de 15 à 20 ans ?
L'annorexie est une sorte de grève de la faim. Cette maladie touche les filles dans 90% des cas. La féminisation de la maladie s'explique par l'impact de la société actuelle sur les jeunes filles. En effet l'idéal féminin diffusé par les magazines, par la publicité et par les médias mettent en avant la maigreur incarnée par les mannequins. Mais pas seulement, une autre cause peut être établie. L'étape de la séparation d'avec la mère et de l'autonomisation est beaucoup plus simple chez le garçon que chez la fille, qui maintient plus longtemps un lien d'identification à la mère.
L'anorexie engendre deux sortes de conséquences. D'un part biologiques et d'autre part psychologiques.
a) Conséquences biologiques :
Sur le plan biologique, différentes maladies importantes peuvent découler de l'anorexie :
- des troubles intestinaux (si vomissements fréquents)
- une sévère diminution du potassium
- l'oesophage abîmé
- les dents cariées (à cause du liquide acide que contient l'estomac)
- les mécanismes de la faim et de la satiété sont altérés
- il peut y avoir un arrêt momentané et une irrégularité des règles
- faiblesse musculaire
- carences nutritionnelles se manifestant par une hyperpilosité
b) Conséquences psychologiques :
Sur le plan psychologique, l'anorexie mène le plus souvent à :
- l'anxiété
- un repli sur soi
- une dépression
- l'alcoolisme
- la toxicomanie
- un suicide
c) Données chiffrées :
L'anorexie touche 1% des adolescentes, mais ce chiffre est probablement inférieur à la réalité : 4 à 10% des jeunes filles scolarisées sont concernées.
Les filles sont les premières "candidates aux troubles du comportement alimentaire : 9 filles pour 1 garçon.
Cette maladie touche particulièrement les filles de 15 à 20 ans car l'adolescence est une phase instable (une période de déséquilibre, un moment de croissance rapide vers un autre état). L'adolescence y est pour beaucoup, avec la déstabilisation qu'elle entraîne du fait des problèmes psychologiques, sexuels, familiaux et sociaux liés à cette période de mutation d'un "ado" qui doit subir et réussir une véritable métamorphose.
Une fragilité psychologique héritée de l'enfance, un contexte familial perturbé, peuvent être des éléments favorisants, ainsi que des facterus culturels, comme l'impact d'images imposant les critères d'une mode souvent abbérants et tyranniques.
On peut aussi parler de mutation du corps. Cette mutation déstabilise et entraîne couramment à cet âge une exagération des problématiques, ce qui peut entraîner toutes sortes de maladies mentales, dont l'anorexie.
Près de 0,5% des filles de 15-20 ans sont anorexiques, et cette fréquence augmente actuellement dans tous les pays occidentaux. Seulement 50% des cas connaissent une guérison totale, et 16% se terminent par un décès, à l'issue d'une longue souffrance physique et psychique.
Conclusion
Nous pouvons constater que l'anorexie est plus répandue chez les adolescents, plus particulièrement les filles, notamment celles de 15 à 20 ans. Ceci semble dû à l'obsession d'être toujours plus mince. C'est un trouble du comportement alimentaire qui débute toujours à l'adolescence, et touche les jeunes filles dans 9 cas sur 10.
"Je m'appelle Marie, et cela va bientôt faire un an que j'alterne entre l'anorexie et la boulimie. Je mange, je mange pas, je mange et je vomis... Aujourd'hui je ne sais plus ce que veut dire manger un repas normal. J'en souffre énormément et je vois que pas mal de personnes de mon entourage ont des troubles du comportement alimentaire. Je peux constater avec regret que cette maladie touche de plus en plus d'adolescents. Alors à toutes les jeunes filles se posant des questiosn sur leur apparence, ne tombez pas dedans car vous risquez de ne jamais en sortir, et arrêtez d'écouter les médias qui disent qu'il faut être maigre !"